Backtrack Windows Dual Boot

Un article de Backtrack-fr.

L’installation se déroule sous un laptop NEC, processeur x86, 512Mo de RAM, avec windowsXP installé.


Sommaire

[modifier] Introduction

Back|Track est un système d’exploitation linuxien axé sur la sécurité. Il est composé de nombreux softs touchant les divers domaines comme le Reversing (Desassembleur, Editeur HEX...), le Hacking (Rootkits, Scanner de failles, ...), la sécurité réseau (IDS...), et plus encore. En clair, c’est le parfait ami pour tenter d’infiltrer un réseau ou de le sécuriser.

Par contre, son installation peut poser des problèmes sur les laptops... En effet il n’est pas facile pour un novice ou même un initié, de réaliser certaines manipulations, et c’est ce qui me pousse aujourd’hui à écrire ce tutorial, en espérant ainsi réjouir ceux qui n’ont pu passer la frontière du liveCD. Il s’oriente surtout pour ceux qui ne veulent pas supprimer leur partition Windows, qui à certains moments peut s’avérer utile...

Pour la suite, veuillez noter votre mémoire RAM (ou DDR, pour cela : “Clic droit sur Poste de travail” > Propriétés) .

[modifier] Téléchargement de Back|Track 2.0 Final

Rendez-vous sur sa page, pour son téléchargement : http://www.remote-exploit.org/backtrack_download.html Une fois téléchargé, gravez-le en “.iso”, redémarrez l’ordinateur en prenant soin d’avoir configuré le bios pour qu’il lance le CD gravé en premier.

Une fois au “boot: “, appuyez directement sur ENTREE, ne vous inquiétez pas, aucun argument (du genre “nopcmcia, etc...) n’est à rentrer, la version 2 gère automatiquement les configurations matérielles.

[modifier] Etape 1 : Partionnement des disques

[modifier] Partionner avec cfdisk

Une fois le liveCD lancé, un prompt vous demande un login et un mot de passe. Comme indiqué sur la notice de démarrage, le login est “root” et le mot de passe est son inverse “toor“. Entrons maintenant dans l’étape importante de cette installation, le partionnement du disque dur. Sur mon laptop le disque dur (un SCSI) est monté sur “/dev/sda”, pour vous cela peut varier. Pour le connaître tapez :

  root ~ # fdisk -l  

Vous devriez alors voir s’afficher les disques durs, un disque dur peut être composé de plusieurs partionnements, sous linux par exemple le disque dur hda peut contenir plusieurs partionnements numérotés de 1 à x (où x est un nombre positif), de telle façon que hda1 et hdax sont respectivement les partitions 1 et x de hda.

Revenons donc à nos moutons. Nous allons utiliser l’utilitaire cfdisk pour le partionnement, il est plus convivial que son grand-père (fdisk). Tapez :

  root ~ # cfdisk /dev/votre_disque_dur  

Pour moi c’était donc :

  root ~ # cfdisk /dev/sda

Il s’affiche alors une sorte de tableau, la première colonne correspondant à la partition, la seconde au type de partition, et la troisième à sa taille. Logiquement, si Windows est installé sur ce même disque dur, vous devriez alors voir une partition de type ntfs.

Surtout, il ne faudra pas la modifier, laissez là, sauf si vous ne disposez pas d’assez d’espace, dans ce cas là, redimensionnez la partition consacrée à Windows (vous disposez de nombreux utilitaires pour ça : Partition Magic, ....). Il est préférable de réaliser cette action sous Windows.

Nous allons créer trois partitions pour installer Back|Track; C’est parti :

  1. Une fois dans cfdisk, descendez sur l’espace libre “Freespace” à l’aide des touches directionnelles (haut et bas). Ensuite à l’aide des touches directionnelles (droite et gauche), pointez sur “NEW”, et appuyez sur ENTREE. On vous demande alors l’espace à consacrer, entrez 50 (ce qui correspond à 50Mo). Ceci est donc la partition boot.
  2. Créez en une nouvelle, ce sera la partition swap, réservez cette fois-ci le double de votre RAM (Moi j’ai mis 1024, car j’ai 512Mo de ram). Ceci est donc la partition swap.
  3. Créez en encore une et réservez la place qui reste en appuyant directement sur ENTREE ( ce sera la partition qui recevra le système d’exploitation). Ceci est donc la partition principale de backtrack.

Il y a le flag(drapeau) boot sur la partition de Windows, retirez-le, (à l'aide de l'option boot), et activez-le pour la partition boot que nous venons de créer.

[modifier] Attribuer un système de fichier

Vous voilà donc avec 3 partitions, maintenant attribuons leur un système de fichier. Placez-vous sur la partition boot de 50Mo, utilisez ensuite l’option “TYPE” suivi de ENTREE.

On vous demandera alors d’entrer un nombre, entrez le nombre 83. Pour la partition swap, reproduisez les mêmes démarches, excepté le nombre qui sera cette fois-ci l’attribut 82 (linux swap).

Pour la dernière partition (celle qui recevra le système), attribuez lui le même type que la partition boot (c-à-d 83).

Vous devriez à ce stade avoir une composition à peu près la même que le screenshot :


Image:Cfdisk.jpg

Remarque (by $chùnKy): Il n'est possible d'avoir que 4 partitions primaires ou 3 primaires et 1 étendue dans laquelle vous pouvez mettre d'autre partition. Si comme moi vous avez une partition système et une partiton Data en primaire pour Windows, il est tout à fait possible d'installer BT2 sur des partitions étendues. Mais vous devez posséder au moins une partition primaire pour le /boot, le swap et la racine peuvent être sur la partition étendue.

Sélectionner "WRITE" puis appuyer sur ENTREE.

Par prudence, et afin que le système prenne en compte les changements, redémarrez votre machine.

[modifier] Formater ces systèmes de fichiers

Pour que ces systèmes soient lisibles, formatons-les :

Pour la partition du swap (la seconde que vous avez créé), tapez :

  root ~ # mkswap votre_partition_swap  

Par exemple, si c’est la partition 3 du disque sda, alors ce sera :

  root ~ # mkswap /dev/sda3 

On active ensuite le swap :

  root ~ # swapon votre_partition_swap  

Pour les deux autres tapez :

  root ~ # mkfs.ext3 votre_partition_boot
  root ~ # mkfs.ext3 votre_partition_linux

Voilà vous avez fini l’étape 1 qui était la plus longue! Il est préférable et même conseillé de redémarrer à ce stade de l’installation.

[modifier] Etape 2 : Installation via "Back|Track Installer"

Une fois le système redémarré, revenez sur le prompt.


[modifier] Prérequis

Tapez ces deux commandes pour créer les répertoires de l’installation :

  root ~ # mkdir /mnt/boot
  root ~ # mkdir /mnt/bt2  

Nous allons monter les partitions créées sur ces deux répertoires, pour ainsi écrire dessus.

Pour la partition boot (/dev/sda1 pour moi) : mount /dev/sda1 /mnt/boot

Pour la partition linux (/dev/sda4 pour moi) : mount /dev/sda4 /mnt/bt2

[modifier] Lancement de l'installation


Lancer l’environnement graphique via le prompt : startx
Allez dans Système > Back|Track Installer
La fenêtre d’installation s’ouvre à vous

Dans l’entrée Source, laissez vide
Dans l’entrée Path to install, entrez : /mnt/bt2
Dans la troisième entrée, laissez par défaut.

Voilà reste à cliquer sur Install, et l’installation commence... Elle devrait mettre surtout du temps à un certain niveau, c’est normal.

Redémarrez encore une fois sans le cd, et là, backtrack devrait se lancer par défaut.
ôh! mais où est Windows ? A l’étape 3 bien sûr!


Image:installer.png

[modifier] Etape 3 : Configurations diverses (de lilo à inittab)

[modifier] Lilo et le multi-boot

BackTrack est lancé par défaut. Pour pouvoir avoir un choix au démarrage du pc, configurons lilo :

  root ~ # nano /etc/lilo.conf

Ajoutez à la fin du fichier :

  other = /dev/votre_partition_windows
  label = WindowsXP


Terminez en sauvegardant le fichier : CTRL ^ O ( Ctrl + O )

Pour le quitter : CTRL ^ X

Mettez à jour ce fichier en tapant : lilo

Voilà vous avez maintenant le choix!

PS : jetez un oeil au fichier liloconf, vous pourrez ainsi par exemple modifier l’image de fond (spash.bmp)

[modifier] inittab et le runlevel

Par défaut, le système démarre en mode console, pour remédier à cela et le démarrer directement en mode graphique (X11), modifiez le fichier /etc/inittab et remplacez le runlevel par 4. Attention, aucune demande d’authentification ne sera demandée au démarrage, donc vous serez automatiquement loggué en tant que root, sauf si vous modifiez les options dans le gestionnaire de connexion.

Fichier inittab :

[modifier] Conclusion & Références

Voilà, vous avez accompli, je l’espère, l’installation du système backtrack sans erreur. Vous pourrez ainsi jubiler des possibilités offertes par BackTrack. Si toutefois des problèmes persistent, n’hésitez pas à venir demander de l’aide;

(en) Forum remote-exploit.org qui m’a permis de trouver des pistes.

(en) Pdf "Backtrack Hard Drive Installation" Un manuel d'installation de Jabra

(fr) Le site DevStude qui contient des informations sur BackTrack.